mise à nu…

Nos pensées: PARTIE I (25/02/16)

Jeudi 25 Février, date de ma mort. 1h13. À la fin de cette journée pas encore commencée, je m’en irai. Tu te rends compte? Je vis mes derniers instants. Je suis un peu excitée et surtout stressée. Tout va se jouer ce soir. Ma vie va prendre un tournant radical dans peu de temps. Je voulais m’arrêter là. Mais finalement, j’avais quelque chose à te dire. J’ai aimé te livrer mes ressentis, j’ai vraiment aimé et je suis heureuse de l’avoir fait. Ce fut la seule chose qui me faisait du bien et dont j’avais besoin pour faire sortir tout ça. Tu es mon échappatoire. Ma catharsis. Alors, merci. Maintenant, pour te dévoiler une ultime pensée, je t’imagine lisant ces quelques mots de fin: « Je suis désolée. »

22 janvier, 2018 à 13 h 31 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (23/02/16)

On y est. J’ai réfléchi parce que les conséquences de mes actes commencent à faire surface et j’en ai décidé la date de ma mort: le jeudi 25 Février. Ce jeudi. C’est un peu tôt mais je dois agir avant le week-end. Je crois que je ne m’y fais pas. Je n’arrive pas à me dire que ça y est, je vais partir, enfin. Hier, dans la nouvelle série « le secret d’Élise », on a vu pas mal de tentatives de suicide dont une qui ressemble un peu à la mienne. Le garçon a avalé un flacon de médicaments et l’a assorti avec une bouteille d’alcool. Il a fini par terre, étouffant. Puis, sa mère est arrivée en panique et a essayé de le réveiller de cet état comateux. Une fois dans l’ambulance, il a fait un arrêt cardiaque et les pompiers l’ont ranimé avec les palettes. Il s’en est finalement bien sorti. Et ses parents ne lui ont rien dit. Ils ont simplement lu la lettre qu’il avait laissé pour sa mère. Il leur a dit qu’il ne voulait pas en parler et c’est tout. Ils ont compris comme ça et ils ont recommencé leur vie comme si de rien n’était. Je sais que ce n’est qu’un film, mais j’aimerais tellement que ça puisse se passer pareil avec moi, au cas où je me raterais. Même si je n’ai pas spécialement envie de me rater. Bon, je te dis au revoir, toi qui me lis sans doute déjà depuis longtemps pour en être arrivé jusque là. Tu ne sais pas encore la fin: si je vais m’en aller pour de bon ou si je vais finalement me rater. Tu le sauras bientôt. Je te le promets. Et c’est marrant de se rendre compte qu’à l’heure où je t’écris, personne ne sait ce qu’il va se passer, si je vais m’en sortir ou pas. Dis-toi, personne ne connaît la fin de cette histoire, pas même moi. Enfin, on le saura bien assez tôt. Et puis, ce n’est pas si compliqué. Si ce paragraphe est le dernier, c’est que je suis morte. S’il y a une suite, alors on se dit à plus tard. J’aurais bien aimé changer certaines choses avant mais je n’ai pas le temps. Si je suis toujours en vie après ma prochaine tentative, je te le ferai savoir. Je t’écrirai de nouveau. Sinon, tu sauras que j’ai réussi. Je t’embrasse, toi qui as su me lire avec patience et je te dis à bientôt peut-être. Je réalise que c’est sans doute mes derniers mots. Alors je voudrais informer les gens de mes comptes sociaux, de tous mes récits pas terminés sur ma tablette ou mon ordinateur et même mon portable. À vous de chercher maintenant. Je voulais aussi préciser que ce que je m’apprête à faire n’a rien d’un appel au secours ou d’un témoignage de ma détresse. C’est un acte que je souhaite depuis longtemps parce que je pense que c’est ma voie, le chemin que je me dois de prendre. Pour en revenir à toi, inconnu qui suit les traces de cet écrit avec comme question principale: « va-t-elle mourir? », je te souhaite de réussir. Et je te remercie de m’avoir lu. J’espère que tu en ressortiras bien, en tout cas pas pire. Et saches que je me suis confiée à toi non pas parce que j’en avais besoin mais parce que je savais que tu serais là pour m’écouter. Juste histoire d’avoir une esquisse de ma vie entre tes mains. Désormais, fais en ce que tu veux, je t’appartiens. C’est à toi de choisir comment une partie de ma vie va finir. Et peut-être, qui sait, je t’écrirai à nouveau pour t’en raconter la suite. Sur ce, je t’envoie mes plus précieuses salutations.

Message d’une personne comme les autres qui vivait dans son monde un peu perdu.

21 janvier, 2018 à 0 h 39 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (21/02/16)

On est dimanche. Il est 7h58 et je viens de passer ma première nuit blanche. Ce n’est pas parce que je n’arrivais pas à dormir. Enfin, en quelque sorte si. Mais c’était surtout parce que je ne voulais pas. J’ai découvert, il y a plusieurs jours, que c’était de la procrastination nocturne. En clair, je retarde inconsciemment et le plus possible l’heure à laquelle je vais dormir. Du coup, je n’ai pas dormi de la nuit. C’était étrange mais pas plus désagréable que lorsque je suis fatiguée. J’ai juste l’impression d’avoir gagné du temps parce que d’habitude, je ne fais rien de mes journées à part me décomposer devant la télévision, et une fois le soir venu, je décide de faire les choses que j’avais prévu de faire durant le jour. Comme ça, je perds mon temps et j’ai l’impression d’en manquer. Alors que là, c’est différent. On dirait que je viens de rattraper toutes les heures perdues. Et puis, c’est bizarre parce qu’il fait jour et je n’ai pas vu passer la nuit. En principe, une nuit blanche n’est pas spécialement courte quand on n’arrive pas à s’endormir. Mais maintenant, j’ai le ressenti d’avoir vécu quelque chose. Et je me dis que ce n’est pas trop grave si je recommence parce que ce n’est pas si éprouvant que ça. Pour moi, la nuit blanche c’est quelque chose d’interminable, une seconde infinie. Seulement, je viens de me rendre compte que pas du tout. Et ce n’est pas pour me déplaire. Sur ce, je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir rattraper et faire les jours qui me restent. Je pense vouloir écrire. Je crois que je suis un peu au milieu d’une euphorie due au manque de sommeil. Mais ça ne peut pas me faire de mal, enfin pas plus qu’à l’heure actuelle. Je réalise que personne n’est à la maison. Maman est partie vers 20h00 et F n’a pas dormi ici. Je suis restée toute seule. Ça m’a fait du bien, j’en avais besoin. Et en y repensant, on a convenu qu’on partirait en Espagne pour les grandes vacances. Quand elle me l’a confirmé, ça a résonné dans ma tête comme un reproche. Je ne serai déjà plus là pour y être. Mais bon, on verra bien. Salut.

Quelle conne je fais! Je suis une vraie demeurée, débile, stupide, une idiote à tous les niveaux. Et puis j’ai honte. En même temps, il y a de quoi. Malheureusement pour moi, je ne contrôle rien. C’est un vice plus qu’une obsession qui me manipule complètement et quand je me réveille, je me rends compte de ce que je viens de faire et je me retrouve face à cette honte. Vraiment, plus que tout, il faut que je parte.

20 janvier, 2018 à 14 h 18 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (19/02/16)

Je suis heureuse parce que je vis. Si vivre c’est attendre la mort, alors je vis enfin. J’aimerais pouvoir me noyer dans une eau claire et fraîche. Et j’ai tellement de choses à dire mais je ne veux pas parce que j’en ai honte. Je n’aime pas vraiment en parler. Seulement là, je me vois couler jusqu’au fond. Les vagues au-dessus de ma tête bondissent les unes par-dessus les autres et retombent en fines gouttelettes. Je me regarde me dissoudre comme Maya qui ne veut plus respirer. Je me dis que je finirai bientôt. J’ai l’image dans la tête. Il fait nuit. Ni F ni maman ne sont présents. Personne ne sait rien de ce qu’il se prépare. La maison siffle le calme nocturne. Je suis debout, dans la cuisine, devant le réfrigérateur, avec la lumière qui m’éblouit, et le bout de mes doigts qui absorbent la froideur du verre remplit d’eau froide que je tiens. La dose de somnifère fond lentement sur ma langue déjà engourdie. J’approche mes lèvres du verre et je bois. J’avale d’une traite le contenu pour avoir la bouche pleine. Je mâche, je croque, j’écrase les comprimés pour les faire rentrer dans mon sang, vite, le plus rapidement possible. Mes yeux s’humidifient. Le goût amer explose au contact de mes papilles. Après quelques secondes, je termine. Je sens déjà les effets à travers les pulsations trop vives de mon cœur. Je repose mon verre dans le frigo et je ferme la porte. Je marche difficilement et me dirige vers ma chambre. L’obscurité m’endort. J’atteins le bord de mon lit. Je plonge dedans et recouvre les trois quarts de mon corps avec ma couette. Je pense avoir à respirer doucement pour me détendre et m’endormir mais je ne suis déjà plus là. Je suis partie pour ne plus revenir.

19 janvier, 2018 à 15 h 24 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (18/02/16)

L’enfer, c’est quelque chose qui se passe en toi. Ce n’est pas de la douleur ou de la souffrance. C’est quand tu te retrouves face à cette toi qui ne veut pas te laisser passer. Tu es folle d’amour. Et tu es devant toi qui es folle tout court. Deux toi qui se confrontent en sachant très bien que l’une d’entre elles va mourir. Tu t’apprêtes, te prépares, te fais à l’idée. Mais c’est trop tard. Tu viens de mourir, tuée par toi-même. Tu es ton propre tueur. Seulement tu aimes. Tu aimes d’un amour si grand que cela ne fait rien. Tu es morte mais tout va bien. Je replonge dans la nostalgie qui guidait mes jours de grandes vacances juste avant mon entrée au lycée, en seconde. Ça fait bizarre de se dire que ça fait déjà trois ans que je longe les murs de cet établissement et que d’ici quelques jours, ce sera finit. Tout ne sera plus que souvenirs, comme ceux que je revois maintenant. Je suis allongée sur le canapé du salon. Il fait vraiment très beau dehors. Le ciel est d’un bleu troublant et le soleil brille comme s’il n’était qu’à seulement quelques mètres de la Terre. Le calme respire dans la pièce qui ne fait pas de bruit, excepté celui des pages que je tourne sans pouvoir m’arrêter. Ce son de papier qui frotte mes mains lorsque je le caresse de mes doigts impatients. Parfois, quand je me stabilise sur un passage et que mes yeux glissent sur les lettres du livres, j’entends le gazouillis des oiseaux matinaux. Je continue de lire quand j’arrive à la fin d’un chapitre. Je place le marque page à l’endroit où je me suis arrêtée et je relance la lecture de la musique qui résonne dans mes oreilles: « I need you » de M83. Je ferme le bouquin pour regarder la couverture. Je la fixe le temps que la chanson démarre. Puis, je rouvre l’histoire de Tris qui vient de croiser Quatre après s’être retrouvée à marcher dans les couloirs froids et exigus des Audacieux. Le rapprochement est évident. Mais, à ce moment là, j’aime penser que rien ne peut se passer. Je me souviens du temps que j’ai passé à le lire: quatre jours. Et ça fait mal de se dire que ces quatre jours ne reviendront jamais. Surtout si je décide que c’est à moi de partir. Oui, parce que je ne réalise pas encore mais demain, c’est mon dernier jour au lycée; si mon projet est mené à terme. Alors, j’y pense, tout le temps, depuis une semaine. Une semaine, quatre jours, deux heures. Aujourd’hui, c’était la dernière fois que je mangeais à la cantine et personne d’autre que moi ne le savait. C’est comme si je vivais à un autre rythme, plus lent. Je les vois tous qui rient et sont heureux de se dire que les vacances approchent à grand pas. Ils n’ont pas idée de ce qu’il va se passer pendant les vacances. Et c’est perturbant. C’est comme si je voyais déjà l’avenir, que je pouvais m’imaginer leur réaction. Je sais qu’ils seront là, un jour à midi, qu’ils penseront à ce qu’il s’est produit, comme moi maintenant. Je vis ce qu’ils ne tarderont pas à apprendre. Ils découvriront la nouvelle, le choc. J’aimerais pouvoir être présente, ne serait-ce que pour les admirer une dernière fois, les voir et savoir qu’ils pensent à moi. Ça me ferait chaud au cœur. C’est ma dernière classe, mes derniers camarades, mes derniers amis, mes derniers professeurs que j’affectionne tout particulièrement cette année. À l’instant où je t’écris, je suis obsédée par ma mort. J’y pense depuis ce matin. Je me dis que je vais finir par passer à l’acte. Je m’imaginais sautant par la fenêtre la nuit pour être sûre de pouvoir partir parce que je sentais que les médicaments ne faisaient rien à part me donner la nausée. Et si ça ne fonctionnait pas? Et si, je perdais mon temps parce qu’ils ne me tueront pas? Je sais qu’il y a quelque chose que je ne réalise pas. Mais j’ai besoin de rester dans ce déni pour avoir le courage de le faire. Quand je les regarde, je vois l’immense parallèle qui nous sépare. Ils continueront à vivre. Et, moi, je ne serai plus que dans leur cœur, à les torturer, les traumatiser, les faire s’arrêter. Je suis fatiguée mais je pense que tu le sais déjà. Il y a juste une petite différence avec toutes les autres plaintes. Cette fois ci, mon souhait sera exhaussé. Je n’aurai plus à gémir. Je te fiche la paix, promis. D’ici là, portez vous bien. Vous allez me manquer et je vous le dis maintenant parce que je sais qu’au moment d’agir, tout sera partit. Les sentiments, les émotions, les ressentis auront disparu pour me laisser me noyer dans cet autre moi qui veut la mort et qui l’aura cette fois. Alors, je voulais vous dire que je pars tranquille désormais, même si vous allez terriblement me manquer. Dès à présent, j’éteins mon cerveau pour ne pas avoir à trop penser à ce vide qui va se créer bientôt. Je vous dis courage, bonne chance, et je vous aime.

18 janvier, 2018 à 9 h 34 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (14/02/16)

Dans une semaine, je suis vraiment en vacances. En attendant, j’ai le BAC Blanc à passer et je ne pense qu’à ça. On est dimanche matin, 10h20, le ciel est blanc, et j’entends les avions passer au-dessus de nos têtes comme chaque dimanche matin. Les oiseaux occupent leur place habituelle, cachés entre les branches nues des arbres en face. J’entends le tic tac de la trotteuse de mon réveil qui n’a jamais le même son à chaque seconde. J’entends les cris et les sifflets des joueurs de football sur le stade d’à côté. J’entends parfois le RER qui roule plus loin. Là, un avion passe mais je ne vois rien dans ce ciel opaque, troublant. J’ai envie de me perdre dans ce ciel qui couvre ma fenêtre. Et puis, je sais que dans six jours, je serai libre. Je sens que c’est la bonne période. Malgré le fait de ne pas avoir encore trouvé de moment propice, je sens que ce sera bon quand même. C’est étrange. Étrange de savoir quelque chose que les gens ne savent pas. Encore plus étrange de connaître une chose que personne ne sait. Je vois l’avenir alors qu’aucun ne se doute de quoi que ce soit. Je n’ai qu’une hâte: terminer cette semaine pas encore commencée et en finir une bonne fois pour toutes. Les oiseaux volent à présent dans ce ciel nuageux. Je souhaite du courage et de la chance à tout le monde pour continuer leur merveilleuse vie. J’ai passé un super début d’année avec ma classe. Même si mes parents ne m’ont jamais manqué, je les aime. F, ne perds pas espoir, continue de faire de ta vie un rêve. Je dois avouer quelque chose d’assez dur. Je regarde des vidéos illicites depuis que j’ai une bonne dizaine d’années et je n’arrive pas à m’en passer. Je pense que c’est une addiction. Je n’ai jamais osé le dire à personne parce que j’en ai tout simplement honte. Du coup, je me cache. Mais puisque je sais que c’est la fin, je me dis qu’après tout, autant tout raconter. J’ai appris dernièrement que mes parents avaient divorcé parce que mon père a giflé ma mère. Plutôt violent comme découverte, non? Quand on sait que mon père est doux comme un agneau avec moi. Enfin, pour tout balancer et puisque c’est la Saint Valentin aujourd’hui, je ne pense pas avoir été amoureuse une seule fois. Ce ne sont que des délires hormonaux qui m’ont fait tourner la tête. J’avais juste besoin d’un peu plus d’affection que ce que l’on me donnait. Et même si je ne le voyais pas comme ça, ça m’occupait l’esprit. J’aurais voulu avoir une autre vie, c’est certain. Maintenant, bon voyage à tous! Et je vous souhaite une bonne nuit.

Je pense être dans un état d’esprit de résignation. Je suis comme lorsqu’on sait que ça va bientôt finir et qu’on se sent libre. Je suis cette personne qui ne quitte pas sa montre même au cinéma et qui, du coup, connaît l’heure de la scène finale avant que le public ne se doute que ce soit la fin du film. La cloche de l’église d’à côté vient tout juste de sonner 11h. J’aime bien cette cloche. Elle me rappelle les dimanches matin quand j’avais encore le temps de faire la grasse matinée et que ce bruit me réveillait doucement. J’ouvrais les yeux sur un ciel bleu sans aucun nuage et avec un soleil aveuglant d’été. Ça me manque. Ces instants là me manquent. Quand je regarde droit devant moi, j’ai simplement envie de revivre ma vie, mais dans le sens inverse. Je ne veux pas avancer. Je veux juste retourner en arrière, régresser dans le temps pour revenir à cette minute où seul le moment présent comptait, et où je ne pensais à rien d’autre qu’au bonheur furtif et éphémère qui m’envahissait.

17 janvier, 2018 à 15 h 58 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (09/02/16)

Je me sens un peu comme au bord d’une falaise, prête à sauter. Et j’ai peur de ce qui peut se passer en bas, une fois que j’y serai. Mais, ce n’est pas le fait que je puisse y passer. C’est la possibilité que je puisse échapper de justesse à la mort et me retrouver secourue puis ramenée à la vie. Je n’en veux pas. Seulement, je dois sauter, ce n’est pas négociable. J’ai l’impression que tout me rappelle la mort. Ce n’est pas pour me déplaire, ça me met dans l’ambiance. Plus le temps passe et plus je me sens partie loin. Je vois la date qui approche et mon envie qui croît. Pourtant, cette fois ci, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je dois le faire. Je ne peux pas me permettre un petit moment de réflexion pour me dire que finalement, je ne veux peut-être pas ça. Il faut que j’y aille. Je sauterai sur la première occasion venue. J’ai envie que ça fonctionne. J’ai besoin que ça fonctionne.

16 janvier, 2018 à 13 h 41 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (07/02/16)

Ceci n’est pas un journal. C’est une lettre que j’écris à moi-même, pour mieux me comprendre et apprendre à me connaître. Oui, c’est vrai, parce que je ne sais pas qui je suis. Une énigme anodine pour une adolescente penseriez-vous. Mais c’est le cas, et ce commun n’est plus aussi facile à prononcer lorsque l’on s’y trouve. Nous sommes en plein après-midi du dimanche, j’ai un commentaire de texte à faire en philosophie, un contrôle de mathématiques à réviser, une étude de documents en histoire pour mardi et le BAC Blanc dans une semaine. Seulement, je n’ai encore rien commencé. C’est comme si j’étais résignée depuis trop longtemps pour penser que je pourrai réussir. Quant à toi, qui me lis sans doute déjà depuis longtemps et qui te dis peut-être que tu détiens un coffre à secret jamais ouvert, je te remercie. Je ne sais pas à quoi tu ressembles et peu m’importe. Je ne sais pas qui tu es et par le plus grand des hasards, nous nous sommes peut-être déjà croisés ou parlés ou même que nous nous connaissons. Je t’imagine et c’est très intéressant de réfléchir à qui tu pourrais bien être. Toi qui sembles m’écouter depuis le début. Je pense que tu dois être patient, un peu comme moi il y a un temps. Fille ou garçon, jeune ou vieux, de ma famille ou que je ne connais pas, tu me fais croire en quelque chose que je n’ai pas encore mais que j’aurai bientôt: de la reconnaissance. Les gens autour de moi ont peut-être de l’affection pour moi, peut-être même que je suis importante à leurs yeux. Ils pensent peut-être m’être redevables ou, au contraire, attendre quelque chose de ma part. Il est 15h56 mais le temps s’est arrêté il y a de cela 3 ans, le jour de ma rentrée au lycée. En y repensant, je me dis que hier, je découvrais l’établissement avec des illusions plein la tête. Demain, j’irai à l’Université pour devenir vétérinaire et pouvoir réaliser au moins un de mes rêves d’enfant. Et aujourd’hui? Qu’est-ce que je fais maintenant? J’attends l’heure de mon suicide? Je persiste à croire que je vais pouvoir vivre tranquillement? Je stagne dans l’aphasie qui me ronge les veines et m’endort à petit feu? Je fais quoi?

15 janvier, 2018 à 13 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (03/02/16)

Je me suis donnée un délai: pas avant les vacances de Février, c’est-à-dire pas avant deux semaines. Je veux me laisser du temps pour réfléchir, même si je n’y arrive pas. Je suis au moins sûre d’une chose. Tous les élèves de la classe de Terminale Scientifique 1 de l’année 2015-2016 vont avoir leur BAC. Sauf moi. Et en songeant au rêve dont je suis sortie ce matin, je réalise que tous les cauchemars que j’ai rêvés auparavant finissent de la même manière. Je me retrouve dans une situation à risque. Après m’en être rendu compte, je fuis. Et une fois prise au piège, coincée dans une impasse, ou attrapée par le danger qui me poursuit, je me réveille. Avant de voir la mort qui m’attend certainement derrière, mes yeux s’ouvrent sur ma couverture et je me dis que je viens juste de traverser un rêve vraiment bizarre. On dit qu’à l’impact de notre fin, notre inconscient nous réveille parce que l’acte de mourir est trop violent. Mais je n’ai jamais fait de cauchemar dans lequel j’aurais simplement peur. Il faut toujours que la mort me guette, et ce, depuis mon plus jeune âge.

14 janvier, 2018 à 19 h 50 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (25/01/16)

Je pense que c’est sous le coup de l’euphorie et du soulagement de savoir que dans le pire des cas, mon avenir est à peu près assuré. Et je suis touchée de voir qu’au fond mes proches font attention à moi, même si je n’ai pas énormément de soutien de leur part. Mais je sais ce que je veux et je n’ai pas besoin de réfléchir pour. Je veux mourir. Je crois que c’est là que j’aurais toujours dû être. C’est ma place dans le monde. La mort, cette belle et douce mort dont je rêve tant. Attends moi! J’arrive bientôt.

13 janvier, 2018 à 13 h 27 min | Commentaires (0) | Permalien


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