mise à nu…

Nos pensées: PARTIE I (18/02/16)

L’enfer, c’est quelque chose qui se passe en toi. Ce n’est pas de la douleur ou de la souffrance. C’est quand tu te retrouves face à cette toi qui ne veut pas te laisser passer. Tu es folle d’amour. Et tu es devant toi qui es folle tout court. Deux toi qui se confrontent en sachant très bien que l’une d’entre elles va mourir. Tu t’apprêtes, te prépares, te fais à l’idée. Mais c’est trop tard. Tu viens de mourir, tuée par toi-même. Tu es ton propre tueur. Seulement tu aimes. Tu aimes d’un amour si grand que cela ne fait rien. Tu es morte mais tout va bien. Je replonge dans la nostalgie qui guidait mes jours de grandes vacances juste avant mon entrée au lycée, en seconde. Ça fait bizarre de se dire que ça fait déjà trois ans que je longe les murs de cet établissement et que d’ici quelques jours, ce sera finit. Tout ne sera plus que souvenirs, comme ceux que je revois maintenant. Je suis allongée sur le canapé du salon. Il fait vraiment très beau dehors. Le ciel est d’un bleu troublant et le soleil brille comme s’il n’était qu’à seulement quelques mètres de la Terre. Le calme respire dans la pièce qui ne fait pas de bruit, excepté celui des pages que je tourne sans pouvoir m’arrêter. Ce son de papier qui frotte mes mains lorsque je le caresse de mes doigts impatients. Parfois, quand je me stabilise sur un passage et que mes yeux glissent sur les lettres du livres, j’entends le gazouillis des oiseaux matinaux. Je continue de lire quand j’arrive à la fin d’un chapitre. Je place le marque page à l’endroit où je me suis arrêtée et je relance la lecture de la musique qui résonne dans mes oreilles: « I need you » de M83. Je ferme le bouquin pour regarder la couverture. Je la fixe le temps que la chanson démarre. Puis, je rouvre l’histoire de Tris qui vient de croiser Quatre après s’être retrouvée à marcher dans les couloirs froids et exigus des Audacieux. Le rapprochement est évident. Mais, à ce moment là, j’aime penser que rien ne peut se passer. Je me souviens du temps que j’ai passé à le lire: quatre jours. Et ça fait mal de se dire que ces quatre jours ne reviendront jamais. Surtout si je décide que c’est à moi de partir. Oui, parce que je ne réalise pas encore mais demain, c’est mon dernier jour au lycée; si mon projet est mené à terme. Alors, j’y pense, tout le temps, depuis une semaine. Une semaine, quatre jours, deux heures. Aujourd’hui, c’était la dernière fois que je mangeais à la cantine et personne d’autre que moi ne le savait. C’est comme si je vivais à un autre rythme, plus lent. Je les vois tous qui rient et sont heureux de se dire que les vacances approchent à grand pas. Ils n’ont pas idée de ce qu’il va se passer pendant les vacances. Et c’est perturbant. C’est comme si je voyais déjà l’avenir, que je pouvais m’imaginer leur réaction. Je sais qu’ils seront là, un jour à midi, qu’ils penseront à ce qu’il s’est produit, comme moi maintenant. Je vis ce qu’ils ne tarderont pas à apprendre. Ils découvriront la nouvelle, le choc. J’aimerais pouvoir être présente, ne serait-ce que pour les admirer une dernière fois, les voir et savoir qu’ils pensent à moi. Ça me ferait chaud au cœur. C’est ma dernière classe, mes derniers camarades, mes derniers amis, mes derniers professeurs que j’affectionne tout particulièrement cette année. À l’instant où je t’écris, je suis obsédée par ma mort. J’y pense depuis ce matin. Je me dis que je vais finir par passer à l’acte. Je m’imaginais sautant par la fenêtre la nuit pour être sûre de pouvoir partir parce que je sentais que les médicaments ne faisaient rien à part me donner la nausée. Et si ça ne fonctionnait pas? Et si, je perdais mon temps parce qu’ils ne me tueront pas? Je sais qu’il y a quelque chose que je ne réalise pas. Mais j’ai besoin de rester dans ce déni pour avoir le courage de le faire. Quand je les regarde, je vois l’immense parallèle qui nous sépare. Ils continueront à vivre. Et, moi, je ne serai plus que dans leur cœur, à les torturer, les traumatiser, les faire s’arrêter. Je suis fatiguée mais je pense que tu le sais déjà. Il y a juste une petite différence avec toutes les autres plaintes. Cette fois ci, mon souhait sera exhaussé. Je n’aurai plus à gémir. Je te fiche la paix, promis. D’ici là, portez vous bien. Vous allez me manquer et je vous le dis maintenant parce que je sais qu’au moment d’agir, tout sera partit. Les sentiments, les émotions, les ressentis auront disparu pour me laisser me noyer dans cet autre moi qui veut la mort et qui l’aura cette fois. Alors, je voulais vous dire que je pars tranquille désormais, même si vous allez terriblement me manquer. Dès à présent, j’éteins mon cerveau pour ne pas avoir à trop penser à ce vide qui va se créer bientôt. Je vous dis courage, bonne chance, et je vous aime.

18 janvier, 2018 à 9 h 34 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (14/02/16)

Dans une semaine, je suis vraiment en vacances. En attendant, j’ai le BAC Blanc à passer et je ne pense qu’à ça. On est dimanche matin, 10h20, le ciel est blanc, et j’entends les avions passer au-dessus de nos têtes comme chaque dimanche matin. Les oiseaux occupent leur place habituelle, cachés entre les branches nues des arbres en face. J’entends le tic tac de la trotteuse de mon réveil qui n’a jamais le même son à chaque seconde. J’entends les cris et les sifflets des joueurs de football sur le stade d’à côté. J’entends parfois le RER qui roule plus loin. Là, un avion passe mais je ne vois rien dans ce ciel opaque, troublant. J’ai envie de me perdre dans ce ciel qui couvre ma fenêtre. Et puis, je sais que dans six jours, je serai libre. Je sens que c’est la bonne période. Malgré le fait de ne pas avoir encore trouvé de moment propice, je sens que ce sera bon quand même. C’est étrange. Étrange de savoir quelque chose que les gens ne savent pas. Encore plus étrange de connaître une chose que personne ne sait. Je vois l’avenir alors qu’aucun ne se doute de quoi que ce soit. Je n’ai qu’une hâte: terminer cette semaine pas encore commencée et en finir une bonne fois pour toutes. Les oiseaux volent à présent dans ce ciel nuageux. Je souhaite du courage et de la chance à tout le monde pour continuer leur merveilleuse vie. J’ai passé un super début d’année avec ma classe. Même si mes parents ne m’ont jamais manqué, je les aime. F, ne perds pas espoir, continue de faire de ta vie un rêve. Je dois avouer quelque chose d’assez dur. Je regarde des vidéos illicites depuis que j’ai une bonne dizaine d’années et je n’arrive pas à m’en passer. Je pense que c’est une addiction. Je n’ai jamais osé le dire à personne parce que j’en ai tout simplement honte. Du coup, je me cache. Mais puisque je sais que c’est la fin, je me dis qu’après tout, autant tout raconter. J’ai appris dernièrement que mes parents avaient divorcé parce que mon père a giflé ma mère. Plutôt violent comme découverte, non? Quand on sait que mon père est doux comme un agneau avec moi. Enfin, pour tout balancer et puisque c’est la Saint Valentin aujourd’hui, je ne pense pas avoir été amoureuse une seule fois. Ce ne sont que des délires hormonaux qui m’ont fait tourner la tête. J’avais juste besoin d’un peu plus d’affection que ce que l’on me donnait. Et même si je ne le voyais pas comme ça, ça m’occupait l’esprit. J’aurais voulu avoir une autre vie, c’est certain. Maintenant, bon voyage à tous! Et je vous souhaite une bonne nuit.

Je pense être dans un état d’esprit de résignation. Je suis comme lorsqu’on sait que ça va bientôt finir et qu’on se sent libre. Je suis cette personne qui ne quitte pas sa montre même au cinéma et qui, du coup, connaît l’heure de la scène finale avant que le public ne se doute que ce soit la fin du film. La cloche de l’église d’à côté vient tout juste de sonner 11h. J’aime bien cette cloche. Elle me rappelle les dimanches matin quand j’avais encore le temps de faire la grasse matinée et que ce bruit me réveillait doucement. J’ouvrais les yeux sur un ciel bleu sans aucun nuage et avec un soleil aveuglant d’été. Ça me manque. Ces instants là me manquent. Quand je regarde droit devant moi, j’ai simplement envie de revivre ma vie, mais dans le sens inverse. Je ne veux pas avancer. Je veux juste retourner en arrière, régresser dans le temps pour revenir à cette minute où seul le moment présent comptait, et où je ne pensais à rien d’autre qu’au bonheur furtif et éphémère qui m’envahissait.

17 janvier, 2018 à 15 h 58 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (09/02/16)

Je me sens un peu comme au bord d’une falaise, prête à sauter. Et j’ai peur de ce qui peut se passer en bas, une fois que j’y serai. Mais, ce n’est pas le fait que je puisse y passer. C’est la possibilité que je puisse échapper de justesse à la mort et me retrouver secourue puis ramenée à la vie. Je n’en veux pas. Seulement, je dois sauter, ce n’est pas négociable. J’ai l’impression que tout me rappelle la mort. Ce n’est pas pour me déplaire, ça me met dans l’ambiance. Plus le temps passe et plus je me sens partie loin. Je vois la date qui approche et mon envie qui croît. Pourtant, cette fois ci, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je dois le faire. Je ne peux pas me permettre un petit moment de réflexion pour me dire que finalement, je ne veux peut-être pas ça. Il faut que j’y aille. Je sauterai sur la première occasion venue. J’ai envie que ça fonctionne. J’ai besoin que ça fonctionne.

16 janvier, 2018 à 13 h 41 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (07/02/16)

Ceci n’est pas un journal. C’est une lettre que j’écris à moi-même, pour mieux me comprendre et apprendre à me connaître. Oui, c’est vrai, parce que je ne sais pas qui je suis. Une énigme anodine pour une adolescente penseriez-vous. Mais c’est le cas, et ce commun n’est plus aussi facile à prononcer lorsque l’on s’y trouve. Nous sommes en plein après-midi du dimanche, j’ai un commentaire de texte à faire en philosophie, un contrôle de mathématiques à réviser, une étude de documents en histoire pour mardi et le BAC Blanc dans une semaine. Seulement, je n’ai encore rien commencé. C’est comme si j’étais résignée depuis trop longtemps pour penser que je pourrai réussir. Quant à toi, qui me lis sans doute déjà depuis longtemps et qui te dis peut-être que tu détiens un coffre à secret jamais ouvert, je te remercie. Je ne sais pas à quoi tu ressembles et peu m’importe. Je ne sais pas qui tu es et par le plus grand des hasards, nous nous sommes peut-être déjà croisés ou parlés ou même que nous nous connaissons. Je t’imagine et c’est très intéressant de réfléchir à qui tu pourrais bien être. Toi qui sembles m’écouter depuis le début. Je pense que tu dois être patient, un peu comme moi il y a un temps. Fille ou garçon, jeune ou vieux, de ma famille ou que je ne connais pas, tu me fais croire en quelque chose que je n’ai pas encore mais que j’aurai bientôt: de la reconnaissance. Les gens autour de moi ont peut-être de l’affection pour moi, peut-être même que je suis importante à leurs yeux. Ils pensent peut-être m’être redevables ou, au contraire, attendre quelque chose de ma part. Il est 15h56 mais le temps s’est arrêté il y a de cela 3 ans, le jour de ma rentrée au lycée. En y repensant, je me dis que hier, je découvrais l’établissement avec des illusions plein la tête. Demain, j’irai à l’Université pour devenir vétérinaire et pouvoir réaliser au moins un de mes rêves d’enfant. Et aujourd’hui? Qu’est-ce que je fais maintenant? J’attends l’heure de mon suicide? Je persiste à croire que je vais pouvoir vivre tranquillement? Je stagne dans l’aphasie qui me ronge les veines et m’endort à petit feu? Je fais quoi?

15 janvier, 2018 à 13 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (03/02/16)

Je me suis donnée un délai: pas avant les vacances de Février, c’est-à-dire pas avant deux semaines. Je veux me laisser du temps pour réfléchir, même si je n’y arrive pas. Je suis au moins sûre d’une chose. Tous les élèves de la classe de Terminale Scientifique 1 de l’année 2015-2016 vont avoir leur BAC. Sauf moi. Et en songeant au rêve dont je suis sortie ce matin, je réalise que tous les cauchemars que j’ai rêvés auparavant finissent de la même manière. Je me retrouve dans une situation à risque. Après m’en être rendu compte, je fuis. Et une fois prise au piège, coincée dans une impasse, ou attrapée par le danger qui me poursuit, je me réveille. Avant de voir la mort qui m’attend certainement derrière, mes yeux s’ouvrent sur ma couverture et je me dis que je viens juste de traverser un rêve vraiment bizarre. On dit qu’à l’impact de notre fin, notre inconscient nous réveille parce que l’acte de mourir est trop violent. Mais je n’ai jamais fait de cauchemar dans lequel j’aurais simplement peur. Il faut toujours que la mort me guette, et ce, depuis mon plus jeune âge.

14 janvier, 2018 à 19 h 50 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (25/01/16)

Je pense que c’est sous le coup de l’euphorie et du soulagement de savoir que dans le pire des cas, mon avenir est à peu près assuré. Et je suis touchée de voir qu’au fond mes proches font attention à moi, même si je n’ai pas énormément de soutien de leur part. Mais je sais ce que je veux et je n’ai pas besoin de réfléchir pour. Je veux mourir. Je crois que c’est là que j’aurais toujours dû être. C’est ma place dans le monde. La mort, cette belle et douce mort dont je rêve tant. Attends moi! J’arrive bientôt.

13 janvier, 2018 à 13 h 27 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (24/01/16)

Je ne sais pas si je vais finalement le faire. La stabilisation progressive de mon avenir me dissuade d’agir. En effet, je pense vouloir faire des études de vétérinaire pour pouvoir plus tard, travailler avec les animaux. Je me suis rendu compte que c’était ce que j’ai toujours voulu faire, ce que j’ai toujours rêvé de pratiquer. Et les grandes vacances s’annoncent on ne peut mieux. Moi et maman envisageons de partir pendant une semaine, rien que toutes les deux, à l’étranger comme l’Espagne ou l’Irlande. Puis elle ira avec mamie cette fois, quelque part en France. Enfin, maman me laisserait seule durant une à deux semaines, ce qui me permettrait de réfléchir et peut-être d’organiser ma fin. J’aurai ainsi le temps de voir ce que je veux vraiment: vivre ou mourir.

12 janvier, 2018 à 9 h 13 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (20/01/16)

Je me sens bien, je pense. J’ai cette impression que tout va aller pour le mieux; un peu comme quand on sort d’une période psychiatrique et que ton psychologue te dit que tu es guéri. Enfin, je me sens bien. Et puis, l’espoir fait vivre, n’est-ce pas? Ça fait maintenant plusieurs semaines que je n’ai pas eu de véritables ennuis et ça fait plaisir. Je me laisse un peu guider vers ce qu’il y a devant moi. En attendant le jour j, je rêve de ma dernière nuit. Quel pourrait-être cet instant où je m’en irai? Pour le moment, j’écris. Je suis actuellement sur deux histoires en même temps. Et je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir faire. Mais, surtout, je patiente. Je patiente jusqu’au moment venu.

Je n’en reviens pas. Je viens de relire le premier paragraphe de cet essai et en particulier sa dernière phrase: « J’espère seulement que durant mes années lycées, je changerai. » Je n’avais donc pas tort. J’ai véritablement changé. À croire que tout cela m’était destiné. C’est un peu étrange de se dire que c’était comme ça depuis le début. Comme d’habitude, je continue, impassible, à ne pas savoir quoi faire.

11 janvier, 2018 à 16 h 04 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (19/01/16)

Je ne veux plus me suicider. Je ne veux pas mourir. Je ne sais pas comment j’ai fait pour vouloir gâcher la chance qui m’a été donnée de vivre une belle vie. Et d’ailleurs, c’est sans doute parce que hier j’ai pu recevoir mon bouquin en papier dans les mains, et que j’ai eu le sentiment que tout pouvait se réaliser si j’en avais envie. Alors, ça doit certainement être un passage d’euphorie parce que je me sens vraiment heureuse d’enfin me trouver. Quand j’y repense, je me vois me réveiller dans un demi-sommeil et me diriger dans la salle de bain pour me cacher. Je me souviens y être restée plusieurs heures avant d’en sortir parce que je m’étais endormie sous l’eau. Et, en sortant de là, je me souviens ne plus me rappeler pourquoi j’étais là, en vie. Je ne sais pas vraiment ce que je fais là, en vie.

10 janvier, 2018 à 13 h 08 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos pensées: PARTIE I (14/01/16)

Je ne sais rien et je me fous de tout. Je n’ai aucunes idées de ce à quoi mon avenir peut bien ressembler. Mais je reste là, à ne rien faire et me laisse guider par le vide de mon esprit. Aujourd’hui, moi et trois amies avons failli nous faire écraser par une voiture. On traversait simplement sur le passage piéton à côté du lycée, en bas de la petite pente. On était en plein milieu de la route. Et c’est à ce moment qu’une voiture a tourné vers nous. Elle a freiné de justesse en cognant contre le bras de l’une d’entre nous. On a couru jusque sur le trottoir et en se retournant vers le véhicule, on a vu la conductrice s’énerver contre nous sans même s’arrêter pour vérifier si on allait bien. C’est dingue! Elle n’a pas pensé une seule seconde qu’elle avait pu nous blesser. Mais, quand elle a foncé droit sur nous et qu’elle a percuté le groupe de corps qui me bloquait la vue, je n’ai pas eu peur. Je n’ai pas pensé que je pouvais me faire mal ou même mourir. Non, je me suis dis qu’elle n’aurait pas dû s’immobiliser. Elle aurait dû nous rouler dessus. Elle aurait dû me tuer. Elle aurait dû, parce qu’à cet instant précis où tout s’est figé alors que ça n’aurait pas dû, je me suis sentie vivante.

9 janvier, 2018 à 14 h 12 min | Commentaires (0) | Permalien


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