mise à nu…

Juste pour toi qui me lis

Hey!

 

C’est moi. Je fais partie de l’espèce humaine. Donc, à priori, je suis comme toi.

J’aime les choses banales, comme celles extraordinaires. Je me sens des fois bizarre, vraiment très bizarre même. Mais je suis souvent parfaitement normale.

 

Enfin voilà. C’est juste moi, une anonyme, anodine, qui n’a rien d’exceptionnelle. Seulement, j’ai un secret. Ce n’est pas le seul. Mais c’est le plus gros. C’est celui qui pèse le plus lourd lorsque l’univers pose ses yeux sur moi. Est-ce que c’est grave? Assez, oui. C’est ce que les gens pensent dès qu’ils en entendent parler. Alors ça doit être sérieux.

 

Par où commencer? Ou plutôt, par quoi? Il y a tellement de choses que je ne dis pas.

Bon allez! Je vais me lancer directement. Sans plus de détours.

 

Avec le recul, je me dis que j’ai dû être en dépression pendant pas mal d’années. Enfin un truc dans le genre. Depuis 2015. J’ai tenté de me suicider plusieurs fois. Sans succès donc. J’ai pratiqué la scarification quelques temps. J’ai un rythme alimentaire qui laisse à désirer. Sans parler de mon sommeil. Je passe la majorité de mes journées chez moi, enfermée, à ne pas savoir quoi faire de ma vie. Et, à de rares occasions, pour peu que cela puisse m’aider, je déteste ma vie.

De manière générale, je suis un gros bazars. Un bordel sans nom. Un incompréhensible foutoir.

Le plus fou dans tous ça, c’est que personne ne le sait. Personne n’est au courant. Bref, tu es la première à qui je l’avoue.

 

Parfois, j’ai envie de hurler, littéralement, au monde entier que ça ne va pas. Tu visualises la scène? Je crie à pleins poumons, à en faire ressortir les veines de mon cou, face à un globe terrestre qui grince en tournant à deux à l’heure: « Ça ne va pas! Je ne vais pas bien du tout! » Je crois que je ne serais pas surprise s’il me répond.

À d’autres moments, je veux simplement que les doutes et le vide disparaissent. Mais la plupart du temps, je reste silencieuse. Parce que la peur et la honte prennent le dessus. Elles sont vraiment énervantes ces deux-là!

Je me dis que je ne sais plus vraiment qui parle, qui pense, qui vit en moi.

 

Au fond, je crois que je suis perdue. Cependant aujourd’hui, je ne m’inquiète plus. Ça ne m’importe plus de savoir si je vais bien ou non. Ça doit être ça la résignation. En tout cas, ça me va. Je me pose moins de question. Du moins, je ne cherche plus les réponses. Je n’attends plus des autres qu’ils m’aident. Je n’attends plus rien.

Je veux juste réaliser mon rêve. Comme toi, j’imagine. D’ailleurs, c’est quoi ton rêve, dis-moi?

 

On m’a toujours dit que j’avais une oreille attentive. Alors n’hésite surtout pas à venir lui offrir quelques uns de tes mots, si tu comprends, te reconnais, ou même es en train de vivre ce que je te raconte. En espérant que tu ne sois pas vraiment en train de te déchirer la voix devant une pauvre boule en plastique bleue.

Enfin bref. Je suis là. Pour toi. Si tu veux bien.

N’as-tu jamais rêvé de trouver une personne à qui tout dire? Absolument tout? Et puis, tu peux me croire, je garde très bien les secrets…

 

Affectueusement, une amie.

 

Où me contacter: affectueusement.uneamie@gmail.com

27 septembre, 2018 à 14 h 52 min


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